La migraine et ses facteurs déclenchants

La migraine et ses facteurs déclenchants

03 June 2021

Généralement accompagnée de symptômes divers, la céphalée chronique est une véritable maladie neurologique. Elle vient avec la phonophobie, quelques nausées, des vomissements, de la photophobie, une série de fourmillements, des douleurs localisées, et si vous connaissez, vous pourrez compléter la liste... nombreuses sont les personnes qui ont envie de comprendre cette maladie et ses conséquences ; comprendre les origines d’une migraine, comprendre le traitement, comprendre aussi qu’on peut aller mieux. Malheureusement, c’est une maladie encore trop peu étudiée pour diverses raisons médicales, et il est difficile d’obtenir des réponses claires et transposables à tous, sur cette maladie destructrice. Il existe quelques études menées dans d’autres pays que l’hexagone qui indiquent que certains facteurs déclencheurs ne seraient pas réellement des déclencheurs. Toutefois, nous restons le meilleur médecin de notre maladie. Nous connaissons très bien notre corps, notre vie et nos habitudes pour trouver l’équilibre entre les crises.

 

Le chocolat, la charcuterie et le gras pour provoquer des migraines ?

Donc les aliments qu’on adore et qui nous font du bien quand on se sent un peu déprimé nous font grossir, mais encore mieux, ils nous font carrément du mal en déclenchant une crise de migraine. Bref, pour vivre quasiment normalement et limiter les effets de la maladie, exit certains aliments comme le gras, le chocolat, la charcuterie, le fromage et les gâteaux au beurre. Techniquement, on sait très bien que ce n’est pas possible. En réalité, il est inconcevable, en plus d’annuler régulièrement les sorties entre amis pour cause de migraine, de se refuser un bon restaurant avec du fromage et un dessert au chocolat ! Mais le chocolat est-il vraiment un déclencheur de céphalée ? Une étude québécoise a été réalisée il y a quelques années avec des migraineux invités à manger pour une part, du véritable chocolat et une autre part, un faux chocolat. Les participants devaient noter la présence d’une migraine après consommation du chocolat. Or le résultat de l’étude prouve que le chocolat ne serait pas à l’origine de la migraine... Finalement, un petit carreau de chocolat restera un délicieux plaisir, sans trop craindre une nouvelle névralgie ! Source à visionner : Voir la vidéo Explications du Dr Elizabeth Leroux, neurologue, exerçant au Québec, lors d’une conférence devant des étudiants et des professionnels.

 

L’alcool, le café et la cigarette, facteurs déclenchants de céphalées chroniques ?

  Les boissons alcoolisées et le tabac sont déjà à consommer avec modération. La bière et le vin rouge sont les boissons les plus connues comme déclencheurs de céphalée de tension. En discutant avec d’autres personnes atteintes de migraine, on sait que les personnes migraineuses sont peu nombreuses à consommer de l’alcool et du tabac régulièrement. Les crises de céphalées étant déjà assez douloureuses, il est inutile d’y ajouter l’ivresse et sa gueule de bois. Le café, en revanche, c’est une autre histoire. Les consommateurs de caféine savent que ce produit est à éviter. La caféine est un excitant qui agit à plusieurs niveaux sur le corps : cerveau, rythme cardiaque, etc. De plus, certains médicaments prescrits dans le cadre d’un traitement contre la migraine ne sont pas compatibles avec la consommation régulière de caféine ou de théine.

 

Le stress, le sommeil, et la fatigue au service des céphalées de tension

Aujourd’hui, on sait que le changement d’état provoque la crise migraineuse. La semaine, on se tue à la tâche, obligeant le corps et l’esprit à donner le meilleur de lui-même à chaque instant. Mais le vendredi soir, c’est repos. Pareil pour le week-end. On part du principe qu’on peut laisser l’esprit se détendre. Ce changement d’état conduit à une céphalée... il conduit même à la fameuse migraine chronique du week-end. Celle qui cloue au lit la personne, pour les 2 seuls jours où elle pourrait se reposer et profiter d’un temps de loisirs. Encore une fois, un simple élément de la vie quotidienne empêche le migraineux de vivre normalement. À ce stade, la fatigue et le stress sont inévitables. Est-il possible d’éviter ou de limiter l’impact de la céphalée chronique du week-end ? Parfois. Un rythme de vie régulier aide déjà à lutter contre les crises violentes, voire à diminuer la fréquence des crises. Se coucher et se lever à heures fixes oblige le corps à respecter un rythme sain. C’est un premier élément. Ensuite, il est important de dormir suffisamment, au moins 8 heures, pour apporter de l’énergie à l’organisme.

 

Les écrans, les odeurs et les bruits, les bons amis de la migraine

La lumière bleue des écrans est déjà accusée de retarder le sommeil et de fatiguer les yeux aux personnes non migraineuses, alors mieux vaut se prémunir. Des solutions sont à portée de main comme des lunettes avec un filtre anti-lumière bleue pour préserver les yeux et le cerveau. Si, en plus des stimulations des écrans, on ajoute les parfums et les bruits qui indisposent le quotidien, c’est encore plus difficile à vivre. Certaines odeurs et certains bruits répétitifs sont des sources d’agacement et de stress qui peuvent conduire à des céphalées. Comment dire, avec délicatesse, à la collègue de droite que son parfum est insupportable ? Les relations de travail peuvent devenir très compliquées…

 

Le vent, la chaleur et le froid pour avoir une bonne migraine !

Il est de notoriété publique que nous maîtrisons les aléas climatiques dans nos vies ! Et malheureusement, ils ont le pouvoir de déclencher des maux de tête, ou pire une migraine. Finalement, le vent et la chaleur sont bien vicieux ! Les patients migraineux le savent bien : il est impossible de tout contrôler. Celui ou celle qui souffre de migraine doit également composer avec la météo, en plus du quotidien. Dans ce cas, on apprend à développer des techniques. Quand le vent souffle fort et longtemps, le déclenchement d’une attaque de mal de tête est souvent inévitable, et dans ce cas, on se protège avec une séance de relaxation, provoquant un changement d’état volontaire. D’autres personnes vont privilégier une séance en acupuncture et autres médecines douces en guise de traitement de la crise. Tout est bon à prendre dans le cas d’un élément extérieur qui donne des migraines. La gêne s’éloigne doucement, rendant les symptômes plus supportables, surtout quand les anti-inflammatoires, le paracétamol, l’ibuprofène, l’aspirine ou les autres traitements médicamenteux ne fonctionnent plus.

 

Qu’est-ce qui est bon pour la migraine ?

Après toutes ces contraintes, il faut une touche positive, non ? On enlève le chocolat, la charcuterie, le fromage, le sucre, le tabac, l’alcool, et en plus, on limite le stress, le manque de sommeil, la fatigue, les écrans, les parfums, les bruits, l’exposition au vent... en gros, il faut presque cesser de vivre... presque ! En effet, il reste de très bons aliments à consommer ! La vitamine B est une alliée contre les céphalées. On en trouve dans les légumineuses, les épinards ou encore la pomme de terre. En plus de la vitamine B, les oméga 3 et le magnésium aident à lutter contre les crises de migraine. Le poisson et les noix sont donc très intéressants. Maintenant, vous savez quoi tester...

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